On se souvient de ces Sommités médicales anglaises mettant toute leur science et engageant leur crédibilité au service d’un Pinochet pour éviter à celui-ci d’être jugé.
Très récemment, on a pu assister au spectacle de ces Juges les plus puissants des USA usant de tous leurs pouvoirs pour empêcher le décompte exact des voix des électeurs, acceptant sans la moindre vergogne la responsabilité de la désignation d’un éventuel usurpateur à la tête du pays le plus puissant du monde, autant dire à la tête du monde.
Et ce en utilisant des arguments d’autant plus juridiques qu’il suffisait de connaître le bord politique de chacun de ces Garants de la constitution, des libertés, de la Justice (!) pour savoir d’avance quelle allait être la décision qu’il prendrait "en son âme et conscience".
L’évènement routier de ce début d’année est sans conteste l’enquête faite par des Journalistes d’AUTO PLUS (publicité gratuite d’autant plus désintéressée que je n’ai jamais pu avoir le moindre contact avec les représentants de cet hebdomadaire) à propos du comportement de nos Ministres sur la route, et plus précisément de celui qui se targue d’y instaurer la sécurité.
Rappelons que ce reportage avec filature a eu pour résultat de fournir la preuve du mépris le plus absolu de ces Maîtres de la Nation et de nos destinées pour les règlements qu’ils édictent ou font appliquer. Entre autre, ces Journalistes ont pu suivre notre Ministre des Transport roulant à 160 km/h sur une petite route quelques jours après les avoir semés sur le boulevard périphérique parisien ! Sans parler de feux rouges grillés et autres refus de priorité.
J’ai souvent dénoncé le fait que la quasi totalité des personnes qui nous imposent des règlements routiers aussi inefficaces qu’iniques ne se donnent jamais la peine de les respecter.
La malhonnêteté ne se résume pas à "piocher" dans la caisse (ce dont certains ne se privent d’ailleurs pas : il n’est que de voir le nombre de ce que l’on appelle pudiquement "les affaires").
Lorsque Jean-Claude Gayssot traite de criminels les conducteurs qui ne respectent pas les dogmes qu’il édicte, au point d’en rendre la dénonciation obligatoire et de demander qu’ils soient jetés au cachot après dépouillement, j’aimerais savoir quelle justification morale il avance pour ne pas (et loin de là !) s’y astreindre, même pendant ses vacances et non comme il le prétend en raison de son calendrier de travail.
Rappelons de plus que c’est la voiture de ce brillantissime Ministre qui, dans ces mêmes conditions de non-respect du code et surtout de mépris absolu des autres usagers (les deux choses ne sont pas forcément liées mais ici, oui !), a déjà blessé un scooteriste en brûlant un feu rouge. (Lettre de novembre 98 : "Sacre de Géronsar le Grand"). J’ai d’ailleurs toujours pensé, et en ai fourni maints exemples (JE SUIS UN CHAUFFARD : "Coupables, pas responsables/confirmation par l’absurde") que les Responsables de la réglementation que l’on nous inflige sur la route obéissaient à de simples phénomènes de projection : ce que redoutent ces gens par dessus tout serait de croiser un de leurs alter ego.
Bien sûr nous avons tous été irrités en apprenant ou en ayant l’occasion de constater le nombre de dégradations et en particulier de voitures incendiées pendant la nuit de la Saint Sylvestre. Là où j’habite, par exemple, la barrière qui interdit l’accès de nos immeubles a été cassée, sa borne renversée ainsi qu’une partie du mur avoisinant. Ce qui suppose certainement l’utilisation d’un camion pour avoir accompli ce méfait. (Voir NOTE)
Mais il ne s’agit que de petits casseurs. Comment pourrait-on les vilipender comme ils le mériteraient quand une partie non négligeable des individus qui nous gèrent et nous gouvernent semblent avoir pour seule devise :
Bonne année quand même !
Claude Vallier
NOTE du 15 janvier 2001 : Renseignement pris, il ne s’agit pas ici d’une action de vandalisme mais bien d’un accident. La camionnette en cause était celle de policiers, sans doute en chasse ce soir-là de conducteurs présentant un alcootest positif. D’où la question qui s’impose : est-il bien humain d’obliger ces gens à travailler un jour où tout le monde fait la fête ?