L’autre matin, alors que je dormais encore, une sonnerie a retenti.
- Allo... Monsieur Vallier ?
- Oui.
- Ne quittez pas, le Premier Ministre souhaite vous parler.
Qu’est-ce que c’est que cette histoire. Le Premier Ministre m’appelle alors que je n’ai jamais pu avoir la moindre réponse d’aucun de ses collaborateurs... En tout cas on ne peut pas lui reprocher de faire la grasse matinée !
- Monsieur Vallier ? Ici Jean-Pierre Raffarin !
- Je vous présente mes respects, Monsieur le Premier Ministre.
- Dites-moi, quoique assez irrité je dois dire par vos critiques, j’ai été intéressé par vos récentes déclarations, à propos de la sécurité routière. On est complètement embourbé avec cette histoire, le peuple réclame des résultats que nos spécialistes nous promettent mais qu’ils n’obtiennent pas, et les gens commencent à nous reprocher la répression qu’ils semblaient appeler de leurs voeux. C’est à y perdre son latin.
- Non c’est normal, si la répression est mal ciblée elle est inefficace et mal supportée.
- Oui, c’est une de vos prises de position. Pouvez-vous me soumettre un projet ?
- Oh, oui, sans doute, mais il s’agirait d’une telle rupture avec ce qui a été fait ! Seriez-vous prêt à l’accepter et, plus dur encore, à le faire accepter.
- Il faudrait voir. Pouvez-vous m’expliquer rapidement, je suis très occupé, quelles seraient les grandes lignes de vos propositions ?
Je réfléchis rapidement. Bien sûr que j’ai depuis longtemps des plans tout prêts à être appliquer. Mais comment, en étant pris ainsi au dépourvu, faire admettre une telle révolution à une personne dont je ne puis contrôler l’état de réceptivité ? Enfin, l’occasion risquant de ne pas se représenter, je n’ai pas vraiment le choix. Allons-y !
- Tout d’abord, Monsieur le Premier Ministre, il conviendrait de nommer, à n’importe quel poste ayant à voir avec la sécurité, des personnes ayant fait la preuve de leurs qualités à ce sujet.
- Mais... n’est-ce pas le cas ?
- Vous voulez rire ! J’ai vu nommer à un poste important à la sécurité routière un gendarme haut gradé qui venait d’être jugé totalement responsable d’un accident très grave, j’ai rencontré un autre "responsable" qui avait eu six accidents en dix-huit mois, etc.
Il faut confier le poste de Délégué Interministériel à une personne qui connaisse la question. Procéder différemment est une insulte faite aux victimes, même si de simples déclarations d’intention recueillent l'adhésion des familles de ces victimes et autres responsables d’associations de parents.
- Oui, idéalement bien sûr, mais d’un autre côté, l’Administration préfère avoir les mains libres. En présence d’une personne compétente, ce serait plus difficile...
- Il suffit de se demander "les mains libres, pour quoi faire ?"
Pour finir avec ces nominations, il faudrait déplacer (je sais qu’on ne "vire" jamais personne dans l’administration) les personnes ayant fait la preuve de leur incompétence en la matière.
- Mais qui déterminerait cette compétence dont vous parlez ?
- Il suffirait de comparer les résultats obtenus avec les affirmations préalablement assénées ! Il est inouï, dans une matière aux conséquences aussi tragiques, de voir se maintenir pendant des lustres, voire des décennies de véritables "guignols", et de le tolérer.
- Aie ! Je vois d’ici les craintes induites par de telles décisions dans l’ensemble des services !
- Il faut savoir ce que l’on veut. A d’autres places, ce n’est peut-être pas si grave, mais sur la route, je vous rappelle que l’on meurt, éventuellement.
- Continuez, je vous écoute...
- La première notion qu’il faudrait imposer, d’où découleraient toutes les décisions à prendre, serait de comprendre la relation qu’il y a entre les accidents et l’insécurité.
- Vous vous moquez de moi, là, que fait-on d’autre ?
- Non Monsieur le Premier Ministre, cela n’a JAMAIS été fait ! Après plus de trente années de préoccupations affirmées concernant la sécurité, on n’a même pas fait la moindre étude concernant les accidents et les accidenteurs. Simplement parce qu’on n’y a pas pensé au départ. Et puis parce qu’il serait moins confortable pour les "responsables" de devoir s’appuyer sur des données réelles plutôt que sur des élucubrations artificielles. Même les statistiques des assurances à ce sujet ne sont plus publiées depuis plus de quinze ans. D’ailleurs voyez, aucun règlement, aucun retrait de points sur le permis ou aucune récupération de ces mêmes points ne prend en compte cette dimension.
- Si, en cas de blessure grave ou s’il y a eu mort d’homme.
- Oui mais dans ce cas, il est trop tard. Il ne reste plus qu’à déplorer les dégâts. Il faudrait faire comprendre que les accidents graves ne sont que le résultat de la multiplication des accidents que seule la chance a rendu bénins et que l’on néglige complètement de ce fait. Je termine sur ce sujet : dans les Tribunaux, il semble même que le fait d’avoir causé un accident, pour peu que cette chance et elle seule, je le répète, ne lui ait pas donné de conséquences autres que matérielles, soit la meilleure garantie pour échapper aux foudres de la répression. Je l’ai maintes fois constaté.
- Continuez !
- La suite serait la conséquence logique de ce qui précède. Il conviendrait d’étudier la dangerosité des personnes sanctionnées pour la comparer avec la dangerosité moyenne des personnes en circulation.
- C’est ce qu’on fait !
- Non. On décrète cette dangerosité "a priori", on ne la vérifie jamais ! Les sanctions sont appliquées en raison du non respect d’un dogme et non en fonction d’une dangerosité avérée. Ce qui conduit éventuellement à sanctionner des conducteurs irréprochables tout en laissant en circulation des conducteurs hyper dangereux. Cela revient au même que de sanctionner les passants au hasard, sans que cela puisse avoir le moindre résultat positif. Le simple fait que la répression ait doublé pendant le précédent quinquennat sans qu’une seule vie n’ait été sauvée en est une fabuleuse démonstration par l’absurde dont les victimes comme les boucs émissaires de la répression se seraient volontiers passé.
- Oui, c'est incompréhensible
- Non, c'était parfaitement prévisible.
NOTE : On peut relire à ce sujet la Lettre de décembre 1998)
- A propos d’études, il faut les faire pour comprendre les phénomènes et non pour justifier des a priori.
- Donnez-moi un seul exemple de ce que vous insinuez.
- Il y en a mille. Prenez par exemple l’utilisation du téléphone en conduisant. Il existe des kyrielles d’études, sérieusement menées, qui ne parlent que de problèmes d’attention, de concentration etc.
Résultat des courses : on a prôné l’utilisation du téléphone "mains libres", comme s’il s’agissait d’un problème d’adresse et qu’aucune étude n’avait démontré l’inverse ! C’est tout simplement désespérant.
D’une façon générale, les études ne sont faites que pour justifier les mesures imposées aux Usagers.
- Vous vous moquez du monde !
- Non, je constate simplement ce qui a été fait. Avez-vous vu une seule étude sur la diminution du nombre des morts après la transformation d’une route, par exemple ? Cela n’est jamais fait car il serait alors impossible d’attribuer le mérite de l’amélioration aux mesures inefficaces et injustes assénées sans arrêt.
A ce propos, il faudrait étudier l’efficacité des mesures adoptées, afin de ne pas sans cesse ajouter de nouvelles mesures, de nouvelles "brimades", à celles qui ne servent déjà à rien. Il faudrait en effet annuler les mesures inefficaces. Avez-vous vu une seule fois supprimer une mesure n’ayant donné aucun résultat ? Il faudrait pour cela que les responsables aient une qualité suffisante pour accepter de reconnaître qu’ils se sont trompés !
- Ici encore, l’effet serait redouté dans tous les services ... Ensuite ?
- Le corollaire de cette nouvelle manière d’agir serait de s’astreindre à dire la vérité aux Administrés.
- La vérité sur quoi ?
- Justement sur l’efficacité des mesures adoptées. Depuis le début, toutes les mesures prises au nom de la sécurité, je dis bien toutes, ont été basées sur des mensonges et sur des manipulations d’opinion.
- Vous exagérez.
- Pas du tout. Si vous regardez l’historique officiel des mesures "en faveur de la sécurité", vous vous apercevez qu’on en a extrait toutes les expériences de limitations de vitesse qui avaient précédé le commencement de la décrue du nombre des morts. Tout simplement pour faire coïncider le déclenchement de cette décrue avec ces limitations, alors que cette évolution avait à l’évidence d’autres causes. Bien pire : on attribue le plus grand succès jamais obtenu (moins 13,5% de morts sur une année !) à l’accroissement des limitations en 1974 alors que cet accroissement n’avait eu lieu qu’en décembre et que bien au contraire, les vitesses autorisées avaient été considérablement relevées en début d’année. Et si l’on compare les vitesses effectives de passage et l’évolution du nombre des victimes, on s’aperçoit qu’il n’y a pas non plus la moindre corrélation. Etc. Et il n’y avait pas besoin des cinq années de démonstration par l’absurde de Gayssot et de son équipe pour s’en rendre compte !
En ne cessant de mentir à l’opinion, on s’est privé du contrôle de cette opinion, on a truqué la démocratie en quelque sorte ! Au mépris des dizaines, des centaines de milliers de morts provoqués par des décisions inefficaces.
- Mais c’est bien la vitesse qui fait qu’il y ait des victimes !
- Bien sûr, mais pas la vitesse de n’importe qui, dans n’importe quelles conditions. Mais j’y reviendrai quand je vous parlerai de cohérence entre les différentes situations.
Un dernier mot sur les mensonges assénés à longueur d’année. La population est par exemple persuadée que le permis à points a été une grande avancée sécuritaire, alors que les gains en ont été rigoureusement nuls en terme de sécurité, justement en raison du mauvais choix des conducteurs dépouillés.
- Vous avez parlé de "cohérence", qu’entendez-vous par là ?
- Je l’entends de deux manière. Vis-à-vis des groupes, d’une part, et vis-à-vis des situations.
Vis-à-vis des groupes, il conviendrait qu’ils soient traités de la même manière.
- Mais certains sont plus dangereux que d’autres ! Les piétons par exemple, ne le sont pas.
- Ah oui ? Même ceux qui font traverser des gosses n’importe comment et leur apprennent à le faire ? Même ceux qui font attendre leurs poussettes sur la chaussée ? Sur le nombre de véhicules en circulation, on n’évitera jamais qu’il y en ait qui soient à certains moments "mal conduits", sans préjuger ici de la cause de cette inconduite. Ce n’est donc qu’en obligeant ceux qui risqueraient d’en souffrir à participer à l’attention commune nécessaire qu’on les prémunirait contre une erreur éventuelle. On a créé des notions comme celle de la mise en danger d’autrui, pouvez-vous me dire combien de fois elles ont été appliquées aux cas dont nous venons de parler ? Tandis que le non port d’un casque ou d’une ceinture, qui ne fait courir de danger qu’à celui qui s’en rend coupable, est sanctionnée. Pouvez-vous m’expliquer pourquoi ?
- La force de l’habitude, sans doute...
- Surtout l’incompréhension des vrais problèmes. L’habitude a été prise de devoir déplorer 8000 morts par an, je croyais qu’on voulait justement modifier cette coutume !
Pour poursuivre avec la cohérence entre les groupes, avez-vous pris conscience des véritables pièges tendus en certains endroits contre les usagers de deux-roues ? Matérialisation de voies en relief, bandes glissantes au sol, je ne parle même pas des glissières. Imaginez-vous, si cela devait améliorer les conditions d’autres groupes, des câbles tendus en travers des trottoirs etc. Il n’est que de constater l’inversion du sens d’ouverture des portières de voiture, sur lequel je ne demande bien sûr pas de revenir, pour comprendre qu’il y a des groupes à qui on a donné plus de droits que d’autres à la vie !
- Et qu’appelez-vous la cohérence selon les situations ?
- Si des personnes s’amusaient à en faire basculer d’autres des terrasses et des balcons, est-ce qu’on limiterait la hauteur des étages ou est-ce que l’on sanctionnerait, jusqu’à les éliminer de ces terrasses, les personnes qui pousseraient les autres ? Pourtant, ce serait bien en définitive la hauteur de chute qui causerait blessures et décès. Si des chasseurs s’amusaient à tirer sur les autres, ne serait-ce que par manque de précaution, est-ce qu’on limiterait la puissance des cartouches ou est-ce qu’on empêcherait les "maladroits" de tirer ? Ce serait pourtant bien l’énergie véhiculée par les projectiles qui causerait les dégâts ! Et on pourrait multiplier les exemples à l’infini.
Pour revenir à la vitesse et aux limitations, un excès est inacceptable, mais en fonction d’un comportement et d’une situation, pas en fonction d’un règlement qui ne peut être qu’aveugle.
De plus et à l’inverse, cette manière de procéder est incroyablement déresponsabilisante. On voit des conducteurs conserver une vitesse insensée dans des conditions où il faudrait être au ralenti, voire arrêté, sous le prétexte que le règlement les autorise à cet endroit à rouler à une vitesse donnée qui dépend du lieu, sans qu’il ait pu évidemment être tenu compte de conditions particulières imprévisibles.
- Quoi encore ?
- Il s’agirait, comme on le fait pour les autres comportements, au travail, dans les groupes, pendant les loisirs, de sérier les responsabilités. La responsabilité civile est la seule qui soit normalement traitée.
Il conviendrait que la responsabilité administrative (le droit de conduire) s’applique aux accidenteurs, et ceci indépendamment du résultat des accidents, heureux ou malheureux. Comme on le fait actuellement vis-à-vis des contrevenants aux dogmes, mais donc en fonction de constatations réelles, non en raison d’interprétation. A titre de constatation de capacité non limitée dans le temps en quelque sorte, en complément constant de l’examen initial .
Enfin la responsabilité pénale devrait s’appliquer, comme en tout autre domaine, en fonction des préjudices causés et non pour sanctionner des délits d’intention. Il est comique (en fait tragique) de voir éventuellement un Juge à qui on ne demande pas de conduire sans avoir d’accident sanctionner la conduite d’un conducteur qui n’a jamais causé de tort à personne et lui faire la morale par surcroît ! En tout autre domaine, reprenons la chasse par exemple, on ne demande pas au Juge d’expliquer comment chasser ni de savoir le faire, on lui demande de sanctionner les dégâts causés.
- C’est pourquoi nous alourdissons les sanctions, en cas d’homicides ou de blessures graves.
- Dans ce cas pourquoi pas, mais il est trop tard, cela ne ressuscite pas les morts. Vous alourdissez surtout les sanctions contre les conducteurs qui n’ont causé de tort à personne. Dans un cas comme dans l’autre, cela ne sert à rien. Ce que je préconise, c’est de sanctionner les accidents matériels, ce qui n’est absolument pas fait.
- Mais dans votre système, vous n’intervenez qu’après les accidents. On cherche à le faire "avant".
- C’est tout le contraire. N’oubliez pas qu’un accident sur vingt "seulement", heureusement, est un accident corporel. C’est donc bien en sanctionnant les accidents "bénins", qui sont une preuve tangible de mauvaise conduite, de risques induits, qu’on diminuerait (et je puis vous l’affirmer : considérablement) les accidents graves.
Et c’est à l’occasion du constat de ces "petits" accidents que l’on exigerait un taux d’alcoolémie nul (ou voisin de zéro : le zéro absolu semble impossible puisque certaines personnes ont déjà un peu plus en étant rigoureusement à jeun). Ainsi, le simple fait d’avoir normalement accompagné un déjeuner serait incitatif d’attention soutenue plutôt qu’il existe un seuil au-dessous duquel il est permis de tuer.
- A moins que cela incite à prendre la fuite.
- Cela est vrai pour tous les délits. Et ce n’est pas pour cela que l’on condamne des innocents au hasard. Comme ils ne sont pas (en général) prémédités, les accidents sont les seules exactions à être commises à visage découvert, au vu de tous.
- Ensuite...
- Le corollaire de ce qui précède serait d’encourager la "bonne conduite", qui ne répond qu’à une seule définition : celle qui permet d’accumuler les lustres puis les décennies sans causer le moindre dommage à autrui.
- Comment faire çà ?
- En "amnistiant" périodiquement les condamnations des personnes dont l’ensemble de la vie de conducteur montre qu’elles ont été prononcées sur de simples interprétations. Les gestes sont les mêmes, qu’ils aient été faits avec la plus grande attention ou en se moquant de tout et de tous. Cela est vrai de la portière que l’on ouvre, de la manoeuvre que l’on effectue, de la vitesse à laquelle on roule. Ce qui change, ce sont les résultats constatés à la longue.
Il n’y aurait pas de meilleure incitation à tout faire pour continuer à mériter cette confiance. Donc à tout faire pour éviter d’avoir le moindre accident.
- Avez-vous bientôt fini ? Je commence à manquer de temps.
- Il faut impliquer tous les intervenants, y compris ceux que l’on nomme à tort les "responsables"
- Pourquoi à tort ?
- Parce qu’il s’agit justement de tout le contraire : l’exercice du pouvoir sans responsabilité.
Les automobilistes ne peuvent à eux seuls régler tous les problèmes. Et si on regarde ce qui s’est passé en Allemagne, du moins en ex-Allemagne de l’ouest, où le nombre des morts était le même que chez nous, pour une population équivalente et un degré de développement voisin, on voit bien que les résultats lamentables de notre pays sont le fait des "responsables" dont nous avons été dotés en ce domaine.
- Vous avez déjà parlé de "déplacer" les Incompétents.
- Oui, mais ce que je veux dire maintenant, c’est qu’il faudrait imposer de manière draconienne le respect des règles par tous, même et surtout par ceux ayant une place importante dans le Système. Ainsi on aurait l’assurance que les études utiles seraient menées et les mesures inutiles supprimées.
- C’est tout ?
- Il resterait à effectuer l’audit systématique des infrastructures.
- Mais là encore, il y a des gens dont c’est le métier, de créer des infrastructures adaptées.
- Je vous invite dans mon quartier. Je vous montrerai les arrêts de bus mis juste avant les passages pour piétons, d’autres passages pour piétons placés en sortie de virage ou dans le prolongements de "boyaux" masqués etc. comme si on les avait agencés dans l’intention de réduire le nombre des gosses dans la commune ; et on peut dire que dans cette optique, cela a assez bien fonctionné !
(NOTE : On peut relire à ce sujet la Lettre de septembre 1999)
- A vous entendre il faudrait presque faire l’inverse de ce qui a été fait !
- Pas presque. Point par point ! Nous avons réellement manqué de chance sur la route. Et plus encore les victimes, bien entendu.
- Vous avez fini ? J’ai beaucoup de travail qui m’attend.
- Ceci n’est qu’un aperçu, une sorte de dégrossissement du problème. Je pourrais vous en parler pendant des heures, vous montrer des documents, y compris ceux que j’ai été dénicher au fond des bibliothèques...
- Il est évident qu’ainsi nous aurions des résultats ...
- D’autant plus évident que j’ai moi-même pu expérimenter beaucoup de ces principes, il y a déjà fort longtemps, alors que j’étais dans un environnement qui me permettait d’expliquer et d’appliquer mes théories.
Cette expérience est d’ailleurs un des éléments qui me permet d’affirmer que l’obtention de la sécurité sur la route serait techniquement simple à obtenir, seules s’y opposent les personnes s’étant vu confier la charge du problème.
Mais excusez-moi un instant, Monsieur le Premier Ministre, il y a un truc chez moi qui continue à sonner sans arrêt et qui m’énerve...
Zut, c’était mon réveil qui avait sonné, non le téléphone. Il faut que je me réveille pour de bon. Les responsables de l’insécurité, des chauffards (les vrais) aux représentants de l’autorité, peuvent, eux, continuer à dormir sur leurs deux oreilles (alternativement, s’entend !) en attendant de nous pourrir la vie quand ils ne dorment pas.
Claude Vallier